« Maria et moi » de Maria Gallardo & Miguel Gallardo
Mélange de tranches de vie quotidienne et de réflexions, de pages de bande dessinée intercalées par des courts textes, María et moi est bien plus qu’un livre sur l’autisme ; c’est le témoignage de la relation entre cette fille très spéciale et son papa qui l’est tout autant. Dessinateur reconnu, Miguel Gallardo est habitué à communiquer visuellement avec María, à contourner par le dessin les difficultés de sa fille à exprimer ses émotions, et à comprendre notre monde. Dans María et moi, il réussit par ce même procédé, à nous introduire dans l’univers de María, à nous montrer la réalité telle qu’elle la perçoit et à nous révéler, par des simples coups de crayon l’absurdité de notre indifférence et de nos préjugés.
Dans l’avant-propos au livre, Catherine Barthélémy (professeur au CHRU de Tours) souligne d’ailleurs que María et moi «...est un véritable manuel pédagogique qui en apprend bien plus sur l’autisme que de nombreux ouvrages académiques consacrés à cette question…».
Avec légèreté et délicatesse, toujours avec beaucoup d’humour, Gallardo délivre un message d’espoir très simple, dénoué de toute intention moralisante, mais sans équivoques : les murs qui entourent María sont hauts mais pas infranchissables. À nous de lui tendre la main.
La publication de l’édition française de María et moi est soutenue par la Fondation Orange dont la mission est d’œuvrer en faveur de ceux qui souffrent de problèmes de communication, en s’engageant dans de grands combats tels l’autisme, les déficiences auditives et visuelles et l’illettrisme.
Pour info :
Miguel Gallardo (Lérida, Espagne, 1955) est un des auteurs de bande dessinée les plus connus dans son pays. Il a collaboré dès 1979 à El Vibora et a été parmi les fondateurs de la mythique revue Makoki, qui a révolutionné dans les années 80 la bande dessinée espagnole et qui a beaucoup influencé des expériences similaires dans plusieurs pays d’Europe. Chef de file de la bande dessinée underground, il a évolué au cours des années 90 vers l’ autobiographie, réalisant le récit Un largo silencio (les souvenirs de son père sur la guerre Civile) et a également publié ses travaux dans la revue Nosotros somos los muertos, dirigée par Père Joan et par Max, son ancien compagnon de route.
Source : Éditions AFD